Appelé Siapo par les insulaires, le tapa futunien possédait les motifs les plus fouillés du Pacifique, et la plus grande partie des étoffes d'écorce anciennes n'étaient décorées qu'à main levée. Le rapprochement historique, entre l'île voisine de Wallis et Futuna, entraîna une évolution considérable quant aux méthodes de réalisation, et principalement avec l'emploi d'une colle végétale pour assembler les lès battus entre eux. Apparurent alors les grands Siapo d'échange et leur décoration par estampage.
L’art de la fabrication du tapa n’était réservé qu’à la communauté féminine, les hommes ayant interdiction absolue d’approcher du lieu de travail. Réunies en ce même lieu, les ouvrières, d’âges différents, battaient l’écorce tout en chantant et en se racontant les diverses histoires de la vie de tous les jours. Elles confectionnaient alors les grands GATU traditionnels et les divers vêtements pour leurs maris, et apportaient ainsi leur KOLOA (trésor, don, savoir-faire) à la communauté.

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